Résolution VS Constance
Comment arrêter de repartir à zéro chaque année et créer une constance qui tient vraiment.
Chaque année, de nombreuses personnes s’engagent sincèrement avec les meilleures intentions : bouger davantage, améliorer leur santé, retrouver de l’énergie. Et chaque année, une majorité abandonne en cours de route. Ce phénomène n’est ni un manque de volonté ni un défaut de discipline.
Il est souvent le résultat d’une approche qui ne tient pas compte du fonctionnement du corps, du système nerveux et du contexte de vie de la personne. Dans une perspective de kinésiologie et de naturopathie, la constance ne se décrète pas. Elle se construit sur des bases physiologiques, neurologiques et comportementales solides.
Résolution ou constance : la différence qui change tout
Une résolution est généralement motivée par un objectif. Elle repose sur une décision consciente, souvent influencée par l’environnement social, les tendances ou un moment clé.
La constance, à l’inverse, repose sur l’adaptation du changement au corps réel. La constance, elle est durable.
Le corps ne répond pas aux promesses. Il répond à ce qui est :
- la sécurité
- la cohérence
- le respect de ses capacités
Lorsque ces conditions ne sont pas réunies, le corps met en place des mécanismes de résistance, souvent interprétés à tort comme un manque de motivation.
Pourquoi la motivation ne suffit jamais
La motivation est un facteur instable. Elle varie selon le niveau de fatigue, le stress, la charge mentale et l’état émotionnel.
Dans une démarche de santé durable, s’appuyer uniquement sur la motivation expose à des cycles répétés d’engagement et d’abandon.
Ce qui soutient réellement la constance est une discipline progressive, construite à partir de :
capacités physiques réelles
état du système nerveux
réalité quotidienne de la personne
Une habitude devient durable lorsqu’elle ne surcharge physiologiquement ni mentalement.
Le système nerveux : la pièce maîtresse qu’on oublie trop souvent
Le système nerveux joue un rôle déterminant dans l’adhésion ou la résistance au changement.
Un système nerveux en surcharge – stress chronique, manque de sommeil, inflammation, hypersensibilité – perçoit toute nouvelle exigence comme une menace.
Dans cet état, même une activité bénéfique peut provoquer :
une augmentation de la tension
une fatigue accrue
un désengagement progressif
Avant d’augmenter l’intensité ou la fréquence des actions, il est essentiel de s’assurer que le système nerveux est en mesure de l’intégrer.
La régulation précède toujours la performance.
Les huiles essentielles : un soutien puissant (et souvent sous-estimé)
Dans une approche naturopathique, les huiles essentielles peuvent constituer un complément précieux pour soutenir la régulation du système nerveux.
Par olfaction, elles agissent directement sur les structures cérébrales impliquées dans les émotions, la mémoire et les réponses automatiques au stress.
Utilisées adéquatement, elles peuvent contribuer à :
diminuer l’état d’hypervigilance
favoriser un retour au calme
soutenir l’intégration de nouvelles habitudes
Elles ne remplacent pas l’accompagnement, mais peuvent faciliter l’état interne dans lequel le changement devient possible.
Soutenir l’élan sans pression – Huiles essentielles
Quand l’élan est là mais que l’énergie mentale manque :
- Orange douce : légèreté, plaisir, réconfort
- Bergamote : soutien de l’élan et sortie du découragement
- Pamplemousse : clarté et mise en action
À diffuser avant de bouger ou au moment de l’hésitation.
Apaiser profondément le système nerveux – Huiles essentielles
Quand le corps est en surcharge :
- Lavande vraie : détente et récupération
- Petit grain bigarade : régulation du stress chronique
- Camomille romaine : soutien émotionnel profond
À intégrer en fin de journée pour préparer la constance du lendemain.
Bouger d’une manière que le corps peut intégrer
En kinésiologie, le mouvement n’est jamais prescrit de façon isolée. Il est toujours mis en relation avec l’état global de la personne.
Dans ce contexte, bouger peut signifier :
marcher à un rythme adapté
effectuer des exercices de mobilité
pratiquer la respiration consciente
intégrer le mouvement dans le quotidien ou la vie familiale
La priorité n’est pas la performance, mais la capacité d’intégration du mouvement sans créer de surcharge.
Lorsque le mouvement est perçu comme une contrainte, physique ou mentale, le système nerveux entre en résistance.
Ce qui importe, ce n’est pas la forme du mouvement, mais la capacité du corps à l’intégrer sans surcharge.
Associer mouvement et plaisir – Huiles essentielles
Le cerveau apprend par association. Si le mouvement est associé à la contrainte, il résistera. S’il est associé au plaisir, il coopérera.
- Citron : énergie douce
- Ylang-ylang : connexion au corps et au plaisir
- Mandarine : sécurité et douceur
Les 3 alignements qui soutiennent une constance durable
La constance ne dépend pas de la force de caractère, ni de la motivation. Elle dépend de l’alignement entre le corps, le système nerveux et la réalité de vie.
Alignement du corps
(le véritable chef d’orchestre de la constance)
Un système nerveux régulé permet une meilleure adaptation au stress et au mouvement.
Lorsqu’il est en surcharge :
chaque nouvelle habitude devient un stress de plus
même une bonne intention est perçue comme une menace
la fatigue s’accumule plus vite que les bénéfices
Apaiser le système nerveux permet :
une meilleure récupération
une meilleure régulation émotionnelle
une diminution des rechutes et des abandons
C’est la base invisible de toute constance durable.
Alignement du mode de vie
(le vrai test de durabilité)
La constance doit s’intégrer dans une horaires réaliste, en lien avec les contraintes professionnelles, familiales et personnelles.
Se poser la question :
Est-ce que ce que je mets en place respecte ma réalité, ou une idée idéalisée ?
La constance se construit dans :
-
un horaire réel
-
des rendez-vous avec soi-même respectés
-
une intégration fluide dans le quotidien
Quand le mode de vie soutient le corps, la constance devient naturelle.
L’importance de la progression et des petits ajustements
Les changements durables reposent rarement sur des transformations radicales.
Ce sont les ajustements progressifs, répétés et adaptés, qui permettent au corps de retrouver de la stabilité, de l’énergie et de la confiance.
Cette progression graduelle est au cœur d’une approche de santé durable.
Conclusion
La constance n’est pas une question de caractère.
Elle est le résultat d’une approche respectueuse du corps, du système nerveux et du rythme de la personne.
Lorsqu’on cesse de forcer et que l’on commence à écouter les signaux physiologiques, le changement devient non seulement possible, mais soutenable à long terme.
C’est sur cette base que se construit une santé durable.
Pour approfondir cette réflexion
Cette approche est également abordée en profondeur dans une entrevue sur YouTube animée par Geneviève Chartrand, stratège en vitalité et leadership.
L’échange permet de mieux comprendre pourquoi certaines habitudes ne tiennent pas dans le temps, malgré de bonnes intentions, et comment reconnecter mouvement et santé.
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